Exposition Oxymore

Novembre-Interstices (Sylvie Lander/Shangzhou Su)

Novembre 2011

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Interstices, est la neuvi¨¨me exposition de la s¨¦rie Oxymore ; elle met en regard les œuvres de Sylvie Lander et de Shangzhou Su.  

L¡¯interstice est un « petit espace vide entre les parties d¡¯un tout. »1 Les œuvres se construisent ¨¤ travers diff¨¦rents espaces, qui r¨¦v¨¨lent ¨¤ la fois le plein et le vide. Chaque partie a son importance, en effet comme le silence dans la musique, le vide dans l¡¯œuvre plastique a ¨¦galement un sens.

Dans la pens¨¦e extr¨ºme-orientale le vide est source cr¨¦atrice repr¨¦sentant des possibilit¨¦s infinies. La physique quantique ouvre elle aussi des br¨¨ches en affirmant que le vide est vivant, rempli de particules et d¡¯antiparticules, de champs ¨¦nerg¨¦tiques qui apparaissent et disparaissent.

Les interstices de l¡¯œuvre d¡¯art invitent ¨¤ explorer des espaces nouveaux.  

Sylvie Lander met en sc¨¨ne les ¨¦l¨¦ments qui constituent le monde, comme le ciel qu¡¯elle repr¨¦sente avec des bleus profonds, des espaces noirs qui se superposent, l¡¯ensemble ponctu¨¦ de multiples touches d¡¯or. Son travail m¨ºle habilement les couleurs, les mati¨¨res en combinant des formes pleines et vides qui ouvrent des fen¨ºtres sur l¡¯univers.  

Shangzhou Su, quant ¨¤ lui, exp¨¦rimente de nouvelles techniques de collage, il superpose les couches et cr¨¦e ces lignes ¨¦pur¨¦es qui transcendent ses œuvres. Il repr¨¦sente des formes concr¨¨tes comme les montagnes mais aussi d¡¯autres, plus abstraites : des lignes horizontales ou verticales qui tendent vers l¡¯infini.  

Sensibles chacun ¨¤ une perception singuli¨¨re de l¡¯univers, ces deux artistes nous permettent d¡¯entrer en r¨¦sonance avec celui-ci, ¨¤ la limite du r¨¦el et de l¡¯imaginaire, du conscient et de l¡¯inconscient.


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1 In Petit Larousse Illustr¨¦, 1980


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